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2011 - Si c'est une Femme
théâtre

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« Effrayante satire des couvents » - la formule est de Diderot -, ce roman d’une destinée malheureuse est d’une impitoyable vérité. Mais d’une vérité également engagée, car derrière la voix de Suzanne, la religieuse, résonne celle de l’auteur lui-même, qui ne consent pas à voir l’épanouissement de l’humain entravé par l’enfermement ni les exigences de la nature bafouées par la complaisance conjointe des familles et de l’Église. 
Diderot y est présent tout entier.

Note d’intention à la mise en scène

La mise en scène propose une transposition onirique du roman réaliste de Denis Diderot.
Il s’agit bien de montrer le calvaire d’une jeune femme privée de ses droits pour une vie religieuse forcée, mais en évitant de sombrer dans une interprétation trop chargée de pathétique.
D’où l’intérêt d’une transposition onirique afin de transporter le spectateur dans un rêve tantôt cauchemardesque, tantôt burlesque à la manière de Fellini.
Deux acteurs évoluent sur scène. Marion Sancellier qui porte le rôle de la Religieuse (Suzanne Simonin), et l’autre, Denis Hubleur qui interprète la totalité des personnages secondaires tout en assurant la ligne narrative du roman. Il est alors, le maître de jeu, celui qui tantôt vient au secours de la religieuse, et tantôt la manipule comme une marionnette. 
Cette image de la marionnette, est fondamentale dans l’adaptation que nous proposons. En effet, car le roman, pose également dans un sens plus large la question de notre liberté individuelle opposée à toute forme de « prédestination » ou de fatalisme. Ne naissons-nous pas libres et égaux en droits ? 
Puisse la catharsis opérer afin que chacun s’y retrouve, hommes ou femmes, car Denis Diderot à travers son roman n’évoque pas uniquement la question de l’obscurantisme religieux, ou de la condition féminine au 18ème siècle. Non, car il s’agit bien d’évoquer le sujet de la dignité humaine !
Voilà pourquoi, nous souhaitons par la mise en scène éviter l’écueil d’une démonstration trop didactique afin de préserver la sensibilité de l’œuvre de Denis Diderot, et offrir au spectateur une adaptation poétique et sensible qui laisse la place à son imagination et à ses propres sensations et sentiments.


Equipe
Adaptation et mise en scène de Sylvain Chiarelli 
avec Marion Sancellier et Denis Hubleur 
Scénographie collective 

Costumière : Marie Maréchal 

Création lumière et Régie : Maxime Collier

Photos
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